L’importance de la révision pour toute rédaction

Révision d'un document

  La règle d’or qui dit que l’écriture, c’est de la réécriture est souvent négligée. Faire un travail de rédaction est une chose, mais pour l’achever il faut le retravailler complètement : c’est l’aspect le plus important du processus.

Tel dit l’auteur Andrew Kevin Walker, le scénariste du film Seven (1995).

Une rédaction professionnelle nécessite toujours une correction et une révision. Balzac, Shakespeare, Camus et de nos jours JK Rowling et Margaret Atwood … toutes leurs œuvres ont été corrigées et révisées. La règle de rédaction la plus importante est que la qualité du texte final dépend fondamentalement de celle de la correction et de la révision.

Les six critères à vérifier lors de la révision de textes : précision, clarté, concision, intelligibilité, cohérence et respect des règles de grammaire et d’orthographe.

Une révision rigoureuse et exhaustive non seulement améliore la qualité du texte, mais représente également une véritable valeur ajoutée. Une écriture de bonne qualité attirera plus de lecteurs et pourra être monétisée plus facilement, tandis qu’un texte mal écrit et non révisé/corrigé aura l’effet inverse.

Il est vraiment impossible pour un pro de la rédaction de produire à lui seul un contenu sans failles ou qui ne serait pas amélioré avec la révision d’un tiers.

Un exemple de révision de texte anglais

Le texte ci-dessous est tiré d’une publication qui porte sur l’architecture rédigée en anglais, mais par un rédacteur non anglophone. Il s’agit du premier paragraphe de la préface d’un numéro qui traite de la construction souterraine. Publié sans être bien révisé, ce texte de 50 mots contient 6 erreurs !

Going under (1)

Shovel to dirt (2), we head underground to dig up some of the latest innovations in subterranean construction. (3) We offer information (4) on The Lowline, an underground park set to open in N.Y.C. (5), and expand on international projects taking place in Pushing the Boundaries of Underground Construction (6).

Les problèmes

  1. going under est le participe présent du verbe à particule intransitif to go under, qui signifie faire faillite.
  2. Pas besoin de toutes ces références maladroites à creuser, etc (shovel, dirt, dig, etc) … le lecteur comprend le contexte du texte grâce à son titre.
  3. Un nouveau paragraphe s’impose.
  4. offer information est plus approprié dans le contexte du travail fait par une office de tourisme.
  5. N.Y.C. — pas besoin de points entre N, Y et C. Aussi, le lecteur n’a pas besoin qu’on lui dise que NYC est New York City, sauf si ailleurs dans le texte on parle d’un autre endroit dans l’état de New York.
  6. international implique que chaque projet a lieu dans plusieurs pays.

Going underground

Issue #19 sees us heading underground to report on some of the latest innovations in subterranean construction.

We cover The Lowline, an underground park set to open in New York, as well as other projects around the globe in Pushing the Boundaries of Underground Construction.